ROSÉ

PUBLICATION // CREATION GRAPHIQUE

Rosé, 2013, éd. ESPACES.REGARDS

ROSE

entre BRUXELLES & LIEGE _ 2012 / 2013

En collaboration avec la photographe belge, Annabel Sougné, publication d’un recueil de textes et d’images aux éditions Espaces.regards.

Conception & mise en page : Florence Marchal

Impression : Imprimerie Jan Verhoeven

ROSE

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Ce qu’en a dit la presse (extraits)…

AIR LIBRE / Magazine Axelle, novembre 2013

« Annabel Sougné à la photographie, Florence Marchal aux textes, ont ensemble donné naissance à un projet artistique infiniment délicat et bouleversant autour de la question des violences sexuelles intrafamiliales. Rosé, car “il me reste la douceur/le poudré de la couleur/ celle que jamais/osé porter je n’aurais…”, écrit Florence Marchal, qui ferme les yeux en marchant et laisse les mots venir à elle. À ses côtés, Annabel Sougné revisite les lieux de l’enfance, et ses images aériennes sont aussi légères que déchirantes. Leurs créations dialoguent, écartant d’une main les mines des mémoires piégées, lâchant de l’autre des ballons dans le ciel. À couper le souffle. » Sabine Panet

FILIATIO, septembre-octobre 2013

« Les choses se sont dites sans que j’ai eu besoin de les dire… », nous confiera Florence dont la plupart des mots sertissant ses courts poèmes lui sont venu en marchant et, quelquefois, en rêvant. Pour sa part, Annabelle transfigure le vide et les lieux de l’enfance de photographies réhabilitant des sensations diverses. Bien que, dans ce magnifique travail commun, nulle part n’apparaisse une ostensible dénonciation, de l’aveu de ses créatrices, le projet a néanmoins des visées de sensibilisation civique. Un des moteurs de cette réalisation ayant été la prise de conscience du vide (dans tous les sens du terme) auquel sont confrontés les victimes d’abus familiaux. Pour Annabel et Florence, cette oeuvre conjointe a eu des effets très bénéfiques.

Même si cela se situe presque dans le domaine de l’impalpable, comme nous l’exprimera superbement Annabel: «Quelque-chose s’est remis à flotter… ». En songeant au dossier dans lequel s’inscrit cet article, je me risque à

interpréter cette formule comme une levée d’ancre (d’encre et d’images) de l’indicible.

D’ailleurs, leur voeu commun serait, l’étape de conception étant achevée, que le projet puisse s’émanciper d’elles. Se libérer de ses créatrices et s’élever vers le ciel. Vers toujours plus d’espace, qui décuplera son amplitude respiratoire et ses capacités d’autonomie. Je m’acquitterai de la conclusion en notant que, plutôt que d’être braqué vers un passé incertain, ce projet est posté à l’orée de l’avenir. D’où il observe et nous transcrit l’envolée superbe de deux femmes dont les sens s’éveillent précautionneusement. Et c’est de ce réveil précisément que naissent les traces qui, d’un seul essor, percent l’opacité du monde et mènent à une conscience et une confiance en soi, rétablies.

Là où réside l’audace des réenchantements ! » David Besschops

Textes & prétextes, 25 avril 2013

http://textespretextes.blogs.lalibre.be/

« Florence Marchal & Annabel Sougné présentent chez Amazone leur projet de livre commun, les textes de l’une et les photographies de l’autre : « Rosé ». Une couleur douce pour un sujet qui ne l’est pas, et qu’elles abordent d’une manière singulière – chacune la sienne, mais ensemble.

Elles ne s’étaient plus rencontrées depuis une quinzaine d’années quand elles se sont revues, ces « petites filles sages» de bonne famille qui faisaient la fierté de leur père – mais pas seulement cela. Il y a des choses qui ne se disent pas.

A deux, elles sont retournées dans leurs villages, éloignés de trente kilomètres, sur les lieux de leur enfance : « Deux univers, presque une même histoire. » Puis elles ont échangé mots et photos. « Le livre ne se veut pas autofictionnel. Il n’y a pas de pathos : ni larmes, ni désespoir. Au contraire, il libère. Il libère la parole, les souvenirs, les sensations refoulées. »

Une architecte graphiste de plus en plus tournée vers l’écriture et une photographe professionnelle (elles vivent et travaillent toutes deux à Bruxelles) se sont retrouvées et peut-être trouvées dans le désir de dire publiquement la blessure intime, l’enfance violée. De contrer le silence des familles. Si la démarche paraît thérapeutique, l’originalité de « Rosé » ne se limite pas au thème de l’inceste. C’est une approche artistique, un dialogue délicat entre la poésie et les images. » Anita Hubert

Coup de cœur / Magazine DOOLITTLE, 3 mai 2012

http://www.doolittle.fr/rose-article-1551.html

“Derrière la plume, Florence Marchal et derrière l’objectif, Annabel Sougné, photographe de talent qui a réalisé nombre de séries mode pour le magazine et dont nous apprécions énormément le talent.”

“Ce projet ‘à quatre mains’ aborde le thème de l’inceste de façon délicate et suggestive, mais sans laisser au lecteur la possibilité de s’y méprendre. Les supports choisis (textes et images) pour illustrer la thématique des violences intra-familiales ont été subtilement construits pour s’enrichir mutuellement. Ils font surgir les sensations et les couleurs de souvenirs enfouis profondément dans un espace-temps scellé et souvent rendu inaccessible. Au-delà du désir d’expression artistique que représente le projet Rosé, ses auteures Florence Marchal et Annabel Sougné souhaitent élargir l’accès à l’expérience ‘thérapeutique’ qu’a déjà suscité la maquette de leur livre auprès de différentes personnes, concernées ou non par la question de l’inceste.” Vinciane Cappelle / Amazone asbl-vzw

ROSE

© Florence Marchal & Annabel Sougné